Le bien-être animal

Le bien-être animal

Le bien-être animal 720 478 Franck Raynal

Par une loi de 2015, l’animal est reconnu par le code civil comme un « être vivant doué de sensibilité ». Grande avancée lorsque l’on sait qu’auparavant, l’animal était considéré comme un « bien meuble ». Malheureusement dans les faits, le compte n’y est pas. Les vidéos récurrentes de l’association L214 sont là pour nous le rappeler.

Une inégalité de traitement sur fond de rentabilité économique

La loi de 2015 concerne tous les animaux indépendamment de leur qualité (animal de compagnie, animal de production ou animal de cirque). Pourtant, aujourd’hui, la considération apportée au bien-être d’un animal de compagnie n’est vraiment pas la même que celle apportée à un animal destiné à l’abattage. Il m’est insupportable de penser que l’on puisse sacrifier le bien-être d’un animal pour des questions de rentabilité économique. Parce que le veau, le mouton ou encore le cochon sont destinés à finir dans nos assiettes, leurs conditions de vie auraient moins d’importance que celle d’un chien ou d’un chat. Ce constat cruel est pourtant une réalité et dénoncer sans agir, c’est cautionner.

Des animaux sauvages privés de leur milieu naturel

Quand on parle de maltraitance animal, on oublie parfois celle dont sont victimes les animaux sauvages dans les cirques itinérants. Des dromadaires attachés à l’extérieur en plein soleil par 35° avec pour seule compagnie les passants ou les voitures qui défilent à attendre la prochaine représentation, j’en ai vus et même trop. En tant qu’élu local, je suis régulièrement confronté à cette situation. Si le spectateur apprécie la prestation, nombreux sont aussi ceux qui s’inquiètent et nous interpellent sur les conditions de vie des animaux. Doit-on oublier l’animal au profit du divertissement ? A titre personnel, je ne le pense pas. Au contraire, je ne prends aucun plaisir à voir un animal ainsi exhibé quand je sais les conditions dans lesquelles il vit.

Une question d’ordre public et des collectivités démunies

En 2016, par conviction personnelle mais aussi pour répondre aux attentes de mes concitoyens, j’ai décidé d’agir en prenant un arrêté interdisant l’installation de cirques avec animaux sauvages à Pessac. Le tribunal administratif de Bordeaux a abrogé l’arrêté estimant que les mauvais traitements infligés aux animaux ne relèvent ni de la sécurité ni de la salubrité publique. Une décision qui, selon moi, va à rebours de l’évolution de la loi et des moeurs de la société. De plus en plus de villes en France prennent ce type d’arrêté prouvant ainsi que la question du bien-être animal est un débat sur lequel il est temps de se pencher.

Me concernant, sur cette question, je reste intransigeant et je fais appel de la décision du tribunal. Il ne s’agit pas là d’un affichage politique mais d’un acte de conviction en accord avec les attentes de mes administrés. Je pense que sur certaines questions d’intérêt local, dont le bien-être animal fait partie, nous devrions avoir davantage de liberté d’action. Je veux faire bouger les lignes et amener l’Etat à donner davantage de pouvoir aux élus locaux.

 

Retrouvez toutes mes prises de position en lien avec le bien être animal sur https://www.politique-animaux.fr/franck-raynal.